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18.08.07 Présentation des microformats

Rubrique Intégration web

vignette d'illustration de l'article

La première fois que j’ai entendu parler des microformats, c’était à l’occasion du concours de design du thème Wordpress « Sandbox » qui s’est déroulé cet été 2007. En effet, une des particularités du thème Sandbox est qu’il intègre des microformats. Sur ce sujet, Bruno Bichet a rédigé un excellent article que je vous invite à lire sur son blog css4design. Pourtant le balbutiement des microformats débute dès 2003 avec la naissance du XHTML Friends Network (XFN) (microformat utilisé dans les relations entre vous-même et les personnes de votre blogroll). Le véritable lancement des microformats commencera en 2005 avec la mise en ligne du site officiel microformats.org

Je ne parlerai pas ici du thème Sandbox mais bien des microformats. Avant d’entamer le sujet, j’aimerai définir le mot « sémantique ».

La sémantique

La définition du mot « sémantique » est complexe. Ce mot est abondamment utilisé chez les linguistes. En informatique, on l’utilise généralement pour exprimer le fait de « donner du sens ».

Prenons un exemple : ma grand mère. Si elle me donne une mixture dans un récipient sans aucune autre précision, je reste sceptique sur la nature de la chose. Par contre, si elle colle une étiquette et y indique « Confiture de fraise – avril 2007 – jardin de Normandie » je sais immédiatement qu’il s’agit d’une mixture sucrée à base de fraise, encore comestible car datant de cette année et que c’est sans conservateur car provenant directement de son jardin Normand. En quelque sorte, ma grand mère, grâce aux indications portées sur son étiquette, à donné du sens à cette mixture rougeâtre. Ma grand mère fait de la sémantique sans le savoir !

Prenons maintenant l’exemple du HTML. La balise <H1> est plus sémantique que la balise <DIV>. En effet, la balise <H1> m’indique, si elle est bien utilisée, que son contenu est un titre et que ce titre est de niveau 1 alors que la balise <DIV> ne m’indique pas grand chose sur la nature de son contenu. Je sais seulement que ce contenu se comportera dans ma feuille de style comme un élément bloc.

C’est quoi les microformats ?

Pour aller droit au but, je dirai que les microformats sont des étiquettes que l’on rajoute au HTML pour le rendre plus sémantique que ce qu’il est actuellement par le biais uniquement de ses balises. Comment ? En utilisant des éléments et attributs déjà existant dans le HTML. Il s’agit de l’élément « meta », des attributs « rel » et « rev » et de l’attribut « class »


<meta name="description" content="Site sur les microformats"/>
<link href="/css/feuille.css" rel="stylesheet"/>
<span class="name">Durand</span>

Son implémentation est donc très simple et se base sur les possibilités préexistantes du HTML 4.0. En effet, les initiateurs des microformats ont souhaité mettre en place plus de sémantique dans le HTML sans avoir à réinventer la roue et sans avoir à attendre l’élaboration d’une interminable spécification.

Les microformats ont été mis en place par des passionnés qui avaient besoin de structurer d’avantage les données publiés sur le web. Ils ont donné naissance à une communauté ouverte qui met en place le processus de standardisation. Tout le monde peut participer à faire évoluer les microformats, ils ne sont la propriété de personne et leur évolution ne dépend ni d’un organisme ni d’intérêts privées.

Vous pouvez retrouver cette communauté sur le site officiel. Il existe également une communauté francophone.

Ca sert à quoi les microformats ?

Comme indiqué dans le chapitre précédent, les microformats permettent de structurer d’avantage les données des pages web en rajoutant de la sémantique dans le code HTML. C’est en quelque sorte une façons de tagger les données d’un contenu web.

Oui mais dans quel but ?

Dans le but de pouvoir partager de l’information en facilitant son extraction du code HTML.

Prenons un exemple :

Si dans une page web je trouve le code

<span>20070112</span>

s’agit il d’une référence produit, d’un numéro de téléphone, du nombre total d’un produit en stock ?

Si je rajoute une information à l’aide de l’attribut class

<span class= "date">20070112</span>

je peux en déduire par la valeur de l’attribut class qu’il s’agit en fait d’une date.

Pour aller plus loin je peux aussi écrire

<span class= "date  naissance" >20070112</span>

pour indiquer qu’il s’agit d’une date de naissance.

Ce qui fait la force des microformats c’est qu’ils sont facilement lisibles et compréhensibles pour l’être humain mais aussi lisibles par les applications informatiques comme les navigateurs, des moteurs de recherche, des clients mail, des logiciels d’agenda etc. Ainsi les données peuvent aisément être partagées ou traitées et stockées dans des bases de données distantes.

Par exemple, l’extension Firefox Opérator permet à l’utilisateur de détecter dans une page web la présence de microformats, de les extraire et de les exporter dans un format compatible avec des gestionnaires de contacts ou des calendriers.

Imaginez, vous êtes à la recherche de clients potentiels. Vous vous rendez sur le site d’un prospect. Opérator détecte sur la page contact un microformat qui vous permet d’extraire les coordonnées de votre prospect. Il vous suffit alors de l’extraire et de l’importer dans votre application bureautique qui gère une liste de clients potentiels que vous contacterez ultérieurement pour proposer vos services.

Pour en savoir plus sur l’utilité des microformats vous pouvez aussi lire la page wiki intitulée « Que pouvez-vous faire avec les microformats ? »

Standardisation des microformats

Pour que tout le monde parle le même langage et utilise les mêmes conventions, les microformats sont d’abord discutés puis validés avant d’être utilisés. C’est le rôle de la communauté dont nous avons déjà parlé. Les microformats ne sont pas figés mais en constante évolution selon les besoins des utilisateurs. Il existe aujourd’hui plusieurs familles de microformats en fonction du type de donnée à traiter. Vous pouvez vous même proposer un microformat à l’étude de la communauté pour un type d’information non abordé par les familles de microformats actuelles.

Voici pour exemple quelques une des familles de microformats parmi les plus connus :

hCard - pour les informations de contact
hCalendar - pour les événements
rel-nofollow - pour combattre les spams
XFN - pour les relations sociales

Conclusion

Il s’agissait ici de présenter succinctement et simplement les microformats. Je vous laisse le soin d’approfondir l’aspect technique de leur implémentation. Vous trouverez quelques références à la fin de cet article pour approfondir le sujet. Un prochain article plus technique fera peut être son apparition sur ce blog.

Les microformats progressent sur le web mais sont encore en construction. De grandes entreprises comme Yahoo ou Flickr les utilisent déjà. De nombreuses familles de microformats sont en gestation et d’autres feront leur apparition dans un futur proche. Le grand intérêt de cette technologie est qu’elle permet facilement d’extraire des données web pour être converties en n’importe quel autre format ou type de fichier exploitables par de nombreuses applications.

Alors qu’avec le XML chacun définie le vocabulaire sémantique qui va structurer son document, les microformats reposent sur une standardisation des propriétés et l’accord sur une terminologie commune permettant l’interopérabilité et le transfert des informations.

Mes sources et quelques liens en plus

Site officiel :
- microformats.org

Sites web francophones :
- http://www.elanceur.org/microformats/
- http://microformateurs.org
- Microformats wiki

Ouvrages :
- Utiliser les microformats – Edition O’Reilly – Focus – Brian Suda
- Microformats: Empowering Your Markup for Web 2.0 - John Allsopp

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